Anne et Pascal – Épisode 42

Anne, Marie et Jeanne se retrouvent à offrir une exhibition lesbienne – à trois – à tous les spectateurs d’un cinéma porno qu’elles ont découvert lors de leur promenade dans le quartier naturiste.


Anne – La salle était obscure, mal éclairée par l’écran qui projetait un vieux film cochon des années 70 ou 80. Péniblement, je distinguais, un peu masquée par Marie et Jeanne qui me précédaient, la clientèle du cinéma X, qui s’était retournée, comme un seul homme, à notre arrivée. Les hommes, pour la plupart – il n’y avait aucune femme dans l’assistance – étaient habillés de shorts et t-shirts qui tranchaient avec notre nudité à toutes trois.

Marie, malignement, et comme à son habitude, eut le bon réflexe. Elle repéra trois place consécutives, en plein centre de la salle. Elle s’installa sur le fauteuil du milieu, laissant la place à sa droite à Jeanne, et celle à sa gauche à moi.

Déjà, le hommes s’attroupaient autour de nous. Beaucoup était debout.  Jeanne dut râler pour que personne ne vienne nous cacher la vue. Après tout, on était dans un cinéma : le spectacle était à l’écran. Sauf que, bien évidemment, Marie avait en tête une toute autre idée. Elle posa ostensiblement une main sur ma cuisse et l’autre sur celle de Jeanne.

Chacune de nous l’imita, prenant possession de sa cuisse gauche comme de sa cuisse droite. Et, alors que les mecs commençaient à sortir leurs queues de leurs petits shorts, nos mains remontèrent jusqu’à nos chattes. Les doigts de Marie filaient sur mon clitoris, et je dois bien avouer qu’elle savait y faire.

Un mec allongea le bras pour toucher mon épaule. Je lui jetais un coup d’œil : il avait un air sympathique. Alors, quand il me caressa le sein gauche, je ne me sentis pas l’envie de lui refuser ce privilège. Par contre, je me mis à repousser les autres mains baladeuses des hommes, qui comprirent vite que le plus hardi d’entre eux, le premier à avoir oser, serait seul à pouvoir me toucher.

De son côté, Jeanne s’était penchée vers Marie. Elle lui doigtait la moule avec conviction. Je connaissais Marie, maintenant, et je savais bien qu’elle ne résisterait pas longtemps à la caresse de la brune. Mieux Jeanne la branlait, et mieux les doigts de Marie me titillaient le clito.

N’y tenant plus, je me baissais à mon tour en direction de la menue libertine, pour gober son petit sein pendant que sa masturbation ne cessait pas entre mes cuisses. Je fus imitée par Jeanne qui prit, de la bouche, possession de l’autre nichon, tout en plantant trois doigts au fond de sa chatte.

Marie miaulait de plaisir, et je savais bien que nos caresses n’étaient rien par rapport au sentiment qu’elle ressentait à être ainsi cajolée par deux femmes sous les regards d’une bonne dizaine de vicieux, qui ne rataient pas une miette du spectacle. Jeanne et moi dévorions la poitrine de notre amie, ne la délaissant que de courts instants pour nous rouler l’une l’autre des pelles voluptueuses, qui, comme je pouvais m’en apercevoir du coin de l’œil, rendaient les hommes présents fous de désir.

Plus personne ne portait attention au film quand Marie, prise de soubresauts de contentement, se mit à vociférer dans une langue inconnue, braillant comme une folle son plaisir. Jeanne avait quatre doigts en elle et agitait sa main avec férocité.

Quand elle eut fini de jouir, Marie nous embrassa chacune à notre tour. Je retirais la main qui avait investi ma poitrine. Et les trois nanas repartirent de la salle, un sourire vicelard aux lèvres. Quand il nous vit ressortir, le tenancier de ce lieu de débauche nous adressa un grand sourire, nous avertissant que nous pourrions revenir quand il nous plairait.

Nous reprîmes alors le chemin de nos appartements. Le soleil cognait dur. On était en plein milieu de l’après-midi. Jeanne proposa d’aller siroter quelque rafraîchissement sur son balcon. Un air de satiété ne quittait plus le visage de Marie, toute heureuse du spectacle que nous avions offert et du pied qu’elle avait pris dans le cinéma.

Nos hommes étaient, chacun dans un appartement, sur pied, et semblaient émerger d’un long sommeil. Ils avaient tout ratés. Jeanne servit une citronnade à Marie et à moi, et un café serré aux deux hommes. Décision fut prise d’attendre un petit moment avant d’aller faire un tour à la plage.

Le temps pour Pascal et Aziz de reprendre totalement leurs esprits, le temps de laisser le soleil décroitre un petit peu aussi. Le temps surtout pour Marie, dans une emphase verbale qui lui était connue, de raconter nos exploits lesbiens aux deux hommes, qui se montrèrent navrés de ne pas avoir pu assister à ce morceau de bravoure.