Cindy – Épisode 06

De retour chez elle, Cindy épie son voisin en plein rendez-vous coquin avec une inconnue. La belle starlette se masturbe en écoutant les deux amants faire l’amour.

De retour à son appartement, Cindy, le contrat d’engagement pour le clip en poche, s’est mise à la lecture des petites annonces de casting, à la recherche de la perle rare : figuration, figuration et figuration. Rien de bien folichon, mais il faudra faire avec.

Occupée à relever les numéros des agences « qui comptent » dans le petit milieu parisien, la jeune femme fut étonnée d’entendre un raffut du diable venant de la cage d’escalier. Dans le tintamarre, elle perçut la voix de Jean, qui intimait à une jeune femme très bruyante de baisser d’un ton. Il devait être 3h du matin, et l’étudiant n’avait aucune envie de se créer des querelles de voisinage.

On ferma une porte et le bruit se tut. Cindy s’imagina que les deux tourtereaux étaient trop occupés à s’embrasser langoureusement pour parler, elle pensa à Jean enlaçant le corps de la demoiselle, la guidant vers son lit, la déshabillant lentement. Elle eut l’image de la jeune femme, un peu éméchée, se laissant faire par son plan d’un soir, se retrouvant nue dans ce petit studio.

Puis, elle se mit à rêver des caresses de Jean sur le corps de sa conquête, sur son corps à elle, en fait. Elle pouvait presque ressentir les sensations que son voisin lui avait procurées la veille. Cindy, émoustillée par la représentation qu’elle se donnait à elle-même en rêve, glissa ses doigts dans sa culotte, caressa doucement son mont de Vénus, avant de descendre encore un peu, effleurant son clitoris.

Elle imaginait les doigts de Jean sur sa peau et le souvenir de ce contact eut un effet aphrodisiaque presque incontrôlable sur elle. Son souffle se fit plus court, plus sonore et déjà, ses jambes se dérobaient peu à peu sous elle. Elle se remémorait chacun des gestes du jeune homme sur son corps, comment il lui avait donné du plaisir, comment il l’avait faite jouir.

Et puis, un feu tranquille s’empara de son entre-jambes, un feu qui devenait de plus en plus ardent. Et, alors qu’elle allait succomber à ses propres caresses, un bruit perçant retentit dans la nuit. Un cri d’orgasme d’une femme qui prend son pied. Ça venait du palier, de l’appartement de Jean plus précisément.

Cindy avait eu raison. Son voisin avait du prodiguer à sa conquête du soir les mêmes caresses qu’il lui avait données la fois précédente, et elle – la fille – avait joui en même temps. Interrompue dans sa masturbation, Cindy se retrouva la tête pleine de questions, sur cette façon que Jean avait de donner du plaisir aux filles. Cette « méthode » qu’il utilisait la troublait. Par son efficacité. Par sa générosité. Mais aussi par le côté mécanique de la chose.

Le silence se fit dans l’immeuble. Un bref instant, durant lequel Cindy put percevoir le tumulte de la vie nocturne de sa rue. Puis, ce fut au tour du lit de faire des siennes. Du lit de Jean, qui se mit à grincer, laissant deviner de façon certaine que le voisin avait entrepris de baiser sa compagne du soir.

Cette fois, les petits cris sur joués de la jeune femme n’excitaient plus Cindy, qui essaya de détourner son attention par la lecture d’un roman. Mais rien n’y faisait, et les sons de baise qui venaient du palier se faisaient de plus en plus forts. Et duraient.

Deux heures s’étaient passées. Cindy, à son corps défendant, n’avait pas perdu une miette des rapports entre les deux amants. Elle n’était pas parvenue à s’endormir. Quand tout fut fini, elle repris sa branlette là où elle l’avait laissée, les doigts de la culotte, les mains de Jean sur ses seins, en imagination.

Cindy jouit alors sans le moindre bruit, puis s’endormit. Ses rêves furent plein d’images de clip de rap, avec des bimbos dénudées qui se déhanchaient en rythme. Le meilleur moyen pour devenir une star, se rassura-t-elle.